|
|
 |
|
|
|
Surveillance commerciale, surveillance policière... aujourd'hui, l'internaute est scruté de toutes parts. Le phénomène s'est nettement amplifié à la suite des événements du 11 septembre 2001 lorsque de nombreux pays ont mis en place des législations visant à mettre le Net sous surveillance afin de mieux lutter contre le terrorisme. Depuis, les contrôles ne cessent de se resserrer, mettant à mal libertés individuelles et respect de la vie privée. L'internaute voit ainsi, jour après jour, son espace de liberté sur le Net se restreindre. Et il semblerait que la Toile porte de mieux en mieux son nom : l'internaute laisse en effet, sans s'en rendre compte, une multitude de traces lorsqu'il surfe sur le web, en particulier de nombreuses données à caractère personnel qui y perdurent comme engluées sur une toile d'araignée. L'internaute se retrouve alors pris au piège et il lui est bien difficile de s'en dépêtrer. Mais Internet n'est pas la seule technologie qui permette ainsi de suivre les individus à la trace : RFID, biométrie... bien d'autres exemples inquiétants montrent que cette surveillance de l'internaute s'intensifie et multiplie ses formes. On peut alors s'interroger sur les conséquences d'une telle évolution.
|
|
 |
|
|
Amourette ou flirt électronique, cyber-romance ou cybersexe, les vocables ne manquent pas pour décrire les offres proposées sur les sites de rencontres en ligne. Le mois de la traditionnelle fête de la Saint-Valentin, bel hommage commercial aux amoureux, est l'occasion de se pencher sur l'engouement des internautes pour ce type de services qui compte, aujourd'hui, parmi les plus rentables du Net. On peut bien sûr y voir un phénomène de société émergent et une évolution passionnante pour les sociologues : la technologie est bien à l'origine d'un nouveau processus de formation d'une relation de couple. Mais c'est aussi un nouveau marché qui, en s'appuyant justement sur des technologies désormais matures, revêt de formidables opportunités économiques. Les investisseurs ont d'ailleurs adoubé en octobre dernier le marché de la cyber-relation en accueillant très favorablement l'entrée en Bourse de Meetic, le principal site européen et français de rencontres. Sa valorisation n'est pas sans rappeler les beaux jours d'Internet. Pour ceux qui s'inquiètent de cette surenchère vis-à-vis d'un bien qui tient en grande partie du domaine de l'impalpable, il est utile de rappeler que Meetic est une entreprise rentable, au bilan comptable positif et aux revenus bien réels, positionnée par ailleurs sur un secteur qui a fait ses preuves et qui ne semble pas prêt de passer de mode, celui des marieuses. Reste que notre Cupidon a une corde à son arc que ne possédait pas nos grands-mères : une formidable base de données internationale qui s'étoffe chaque jour de 18 000 nouveaux profils décortiquables à souhait grâce à un système informatique très performant.
|
|
 |
|
|