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Le 20 décembre dernier, le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, sur le point de présenter à l'Assemblée Nationale son projet de loi relatif au droit d'auteur (loi DADVSI), pressentait le pire : "Il y a de l'électricité dans l'air, je m'attends à un débat chaud...". On est pourtant à la veille des fêtes de fin d'année et, du point de vue d'une presse quasi unanime, la loi a toutes les chances de passer discrètement, avec l'approbation d'un hémicycle clairsemé. Pourtant l'intuition du ministre était bonne ; et d'ailleurs, comment imaginer un seul instant qu'un texte touchant un sujet aussi brûlant que l'accès aux oeuvres culturelles puisse passer inaperçu ! Difficile pour autant de prédire un tel coup de théâtre : en totale opposition avec l'avis du gouvernement et faisant fi des lobbies des créateurs, artistes et producteurs de la filière musicale, les députés ont voté à une courte majorité deux amendements totalement inattendus qui légalisent la copie privée sur Internet, favorisent l'idée du recours à une licence globale optionnelle pour s'acquitter des droits d'auteur sur ce même support et remettent donc en cause les fondements du projet de loi DADVSI...
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Panique et émotion chez les utilisateurs, le BlackBerry, terminal de poche fétiche des cadres dirigeants, risque prochainement de se voir interdire de commercialisation aux Etats-Unis (et peut-être même aussi en Grande-Bretagne et en Allemagne) pour violation de la loi sur la protection des brevets. Ce qui ne devrait être qu'une simple affaire d'infraction liée à la propriété intellectuelle prend aux Etats-Unis presque des allures d'affaire d'état. La presse américaine s'en mêle, les agences gouvernementales également et, bien que le fabricant du BlackBerry soit une société canadienne, de nombreux Américains prennent fait et cause pour lui. Pourquoi cette affaire provoque-t-elle autant de remous outre-Atlantique ? Les conséquences de la fermeture du service BlackBerry seraient-elles à ce point catastrophiques ? L'attachement quasi viscéral des utilisateurs à leur terminal favori suffit-il à expliquer leur désarroi et à provoquer un tel retentissement ? Quels sont les autres enjeux se profilant derrière cette affaire ?
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