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Processeurs multi-cœurs : attention au pontage !
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L'idée, le fait :
Les Echos du 30 juin 2008 s'attardent sur les futurs ordinateurs dotés de puces multi-cœurs. Les processeurs bi et quadri-cœurs équipent de plus en plus fréquemment les machines haut de gamme et les puces à six cœurs devraient faire leur apparition en fin d'année, suivies par des puces à seize, trente-deux, voire quatre-vingt cœurs d'ici à cinq ans. La raison de cette inflation ? Les fondeurs auraient atteint les limites de la fréquence d'horloge, credo des années 1990-2000. Trop de chaleur dégagée, engendrant une instabilité incontrôlable, trop énergivore. La séparation des tâches par cœur (core) contourne ces inconvénients. Mais si la puissance des machines continue de croître, la vitesse d'exécution des applications, elle, risque bien de stagner et pourrait même régresser. En effet, "la grande majorité des logiciels actuels ne sont pas conçus pour fonctionner en parallèle sur plusieurs cœurs de processeur", prévient André Seznec, spécialiste des architectures parallèles à l'Inria. Le gros travail de réécriture du code nécessite des programmeurs dotés d'une vision large de l'algorithmique -autant dire des experts- et un long travail de formation des jeunes programmeurs au calcul parallèle. Le débogage de ces applications est lui-même infiniment plus complexe. Enfin, des applications conçues pour des processeurs à seize cœurs tourneront moins vite sur des processeurs à trente-deux cœurs, vu le temps consommé par les communications entre les différents cœurs. Le contraire de l'évolution suivie jusqu'ici... L'article s'achève sur une note d'espoir : si le défi du logiciel est immense, les plus dynamiques et les plus créatifs devraient tirer leur épingle du jeu. Fini la routine...
Le commentaire :
La course à la puissance franchit sans cesse les obstacles. Mais "qu'en faisons-nous ?" Personne ne doute que Microsoft, la communauté du libre, Google ou encore les grands éditeurs sauront tant bien que mal adapter leurs produits à ces nouvelles machines. En réalité, c'est bien du côté des très nombreuses applications développées par de petits éditeurs spécialisés, que ces futures puces risquent de gratter. Et que dire des applications spécifiques développées par les entreprises ?
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