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Panneaux d'affichage dont les images changent en fonction des centres d'intérêt des passants (repérés sur leur portable), GPS pour Velib qui projette le chemin à suivre directement sur la chaussée, lecteur MP3 participatif qui permet de partager sa musique avec d'autres piétons... Grâce aux nouvelles technologies, la ville se transforme. On assiste aux débuts d'une ville totalement redessinée par l'irruption du numérique. Alors que la ville n'était jusqu'à présent que peu affectée par les technologies, celles-ci sont en train de l'imprégner totalement, au point de faire corps avec elle. On est en train de passer d'une situation de quasi désert numérique à une profusion telle que cela en devient phénoménal. Cette irruption des technologies numériques dans l'environnement urbain, même si elle se fait aujourd'hui encore sans remous, va à terme révolutionner notre relation à la ville. Elle va en effet transformer de façon significative la manière de l'appréhender, de la parcourir, d'y vivre et de s'approprier ce nouveau territoire qui, grâce à ces innovations, va s'enrichir sans cesse d'informations et de services. Une nouvelle ville est en train de naître : la ville 2.0, un nouvel univers où la ville devient média, où "après l'écran de cinéma, de télé, celui de l'ordinateur, du téléphone, c'est la rue elle-même qui devient un cinquième écran" (1). A terme, cette mutation pourrait bien gagner aussi d'autres espaces physiques, comme par exemple les murs de l'entreprise, et amener ainsi à une nouvelle façon de travailler et d'échanger avec les autres salariés (un pas de plus vers le travail 2.0 ?). Dialoguer, interagir avec ce nouvel espace urbain "augmenté" pose de façon aiguë la question de l'interface car, dans le cadre d'un univers aussi complexe et étendu que la ville numérique, cette question (déjà délicate et subtile quand il s'agit d'une seule technologie) prend alors une toute autre dimension... Cette nouvelle approche de la ville va nous conduire à revisiter les interactions homme/machine ou homme/objet, et à transformer notre façon de communiquer avec les mondes réel et/ou virtuel. Dans ce nouveau contexte urbain, les technologies numériques se montrent plutôt invasives et pervasives. Cependant, certaines d'entre elles, moins connues du grand public comme NFC ou les codes barres 2D, se démarquent des autres en nous invitant à une connexion consentie. La ville chamboulée par les technologies numériques Une nouvelle ville est en train de naître La ville se dote aujourd'hui d'une profusion de nouvelles technologies (très haut débit, systèmes de géolocalisation, systèmes d'affichage électronique interactif, capteurs divers et puces intelligentes, bornes wi-fi ou bluetooth...) qui la transforme petit à petit en "laboratoire où s'inventent de nouvelles façons de naviguer" (2). Pour la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING), la nouvelle ville qui est en train d'émerger sera numérique et mobile. Voici comment elle l'imagine : "Une ville ouverte qui partage les données, qui implique les usagers dans la conception, l'évaluation, mais aussi la production de services. Une ville où l'on se repère, qui facilite les parcours, les actes quotidiens et l'appropriation de l'espace public. Une ville familière où l'on se trouve et retrouve, où émergent de nouvelles proximités urbaines. Une ville intelligente qui joue collectif" (3). Cette vision constitue l'un des principaux axes de réflexion de la FING dans le cadre du programme Ville 2.0 qu'elle a initié et des manifestations qu'elle organise autour de ce thème. Au sein de ce nouvel espace urbain investi par la technologie, les TIC vont créer de nouvelles dynamiques et leur impact sera sensible notamment en termes d'e-tourisme, de marketing et de publicité, de commerce ou encore d'attractivité territoriale et de reconfiguration des champs de l'action publique. Mais la métamorphose de la ville appelle de nombreuses questions, notamment celle de la mise à disposition des équipements, celle des contenus, de leur nature et de leur usage et celle des interactions avec ce nouvel univers. L'émergence du 5e écran A l'image du téléphone mobile, qui devient le prolongement des individus et transforme l'individu mobile en média (il est alors à la fois récepteur, émetteur et relais ainsi que l'observe Pierre Bellanger, PDG de Skyrock) (4), la ville, parée de tous ses "atours numériques", devient elle-même un média. Elle se transforme ainsi en informations, échange avec ses usagers, leur propose des contenus et des services et, pour cela, prend appui sur ce que Bruno Marzloff, sociologue et animateur du groupe Chronos, dénomme le 5e écran (3). Et d'expliquer : "Le 5e écran, c'est la ville. C'est l'urbain comme média. Ce sont des ondes, des marques, des signes, des écrans, des traceurs, des capteurs... C'est une ville augmentée d'information, ce sont les informations augmentées par la géolocalisation, c'est le pouls de la ville qu'on peut saisir en temps réel et auquel on peut participer" (4). Le 5e écran, l'interface entre la ville 2.0 et ses usagers Le cinquième écran peut s'interpréter comme un nouvel espace public de communication qui se matérialise sous la forme de terminaux dans des endroits aussi variés que les espaces publics, la rue ou encore les centres commerciaux (5, 8). Il se compose de la panoplie suivante : 1) des dispositifs publics technologiques (panneaux, bornes et autres), 2) des supports publics sans écrans, mais qui dialoguent avec les terminaux personnels dotés d'écran (mobiles, smartphones, iPod et autres lecteurs, audio-vidéo, consoles de jeux...), 3) par extension, des autres “terminaux” qui n'en sont pas dotés (cartes sans contacts, puces RFID...), 4) des mobiles eux-mêmes dès lors qu'ils forment un système d'exploitation de serveurs (car “le système d'exploitation de la machine individuelle devient un système d'exploitation de serveur “, explique Pierre Bellanger) (4). Ces multiples terminaux assurent le dialogue entre la ville et ses usagers. Ce nouvel espace public qui s'ouvre constitue en fait l'interface entre la ville 2.0 et ses usagers (3). La ville 2.0 n'est pas une vision totalement futuriste, même si nombre de projets en sont encore au stade expérimental. Certains des éléments du 5e écran sont déjà en place : "des écrans collectifs existent déjà dans la ville (écrans d'information, publicitaires ou transactionnelles comme les DAB ou les bornes Vélib' à Paris) qui fournissent des services mais ne sont pas communautaires" (3) ; d'autres outils comme Twitter contribuent à sa mise en oeuvre. Un potentiel d'applications qui n'a de limites que celles de l'imagination En attendant la généralisation de ces nouveaux dispositifs communicants au sein de la ville, différentes expérimentations sont en cours, tel ubiquitous communicator qui, dans le quartier de Ginza à Tokyo, adapte l'information des affichages en fonction de vos intérêts que fait connaître votre mobile à votre environnement (6). Et de nombreux autres projets sont en gestation : Métroscope, un périscope qui reconstituerait dans les rames du métro un peu de l'activité de la surface ; Cyclope, un GPS pour Velib' qui projetterait le chemin à suivre directement sur la chaussée ; Ema, un lecteur MP3 participatif qui permettrait de partager la musique de son voisin le temps d'une rencontre ; Homepage qui transformerait chaque fenêtre et chaque façade d'immeuble en portail personnel consultable par tout le monde depuis la rue ; Blueyes, un système de guidage dans le métro, via un téléphone portable, à destination des déficients visuels (un système du même type pourrait être utilisé également par les touristes étrangers) (7). On peut également citer : City Wall Wikicity, Tisséo, Dash, Wifimobile, Match... (6). Communautaire, communicant, interactif, collaboratif... Le 5e écran combine de multiples caractéristiques que ne réunissent pas les quatre autres types d'écrans. En effet, le cinéma peut être considéré comme écran passif, fixe, mais collectif. La télévision se présente comme un écran passif réduit au cercle privé de la famille. L'ordinateur constitue écran interactif personnel, mais peu mobile. Quant au téléphone mobile, il peut être vu comme écran hyperprivé très baladeur. De son côté, le 5e écran se caractérise comme un écran animé, nourri par le contenu du PC et du mobile qu'un usager de la ville souhaite rendre public (6). Des réflexions et des travaux en cours dans le cadre du programme Ville 2.0 de la FING, il ressort parmi ses autres particularités que : "- Le 5e écran se définit comme un écran communautaire présent dans les espaces urbains partagés. - Il communique avec d'autres objets ; en particulier avec le mobile qui de facto s'inscrit dans cette galaxie. - Il est interactif et fournit des informations en temps réel, contextualisées et personnalisées. - Il offre un continuum avec les écrans personnels. - Il est un support de communication d'extérieur. - Il s'avère également collaboratif" (3, 8). Le PDG de JCDecaux insiste sur un autre point : la condition nécessaire de ce 5e écran est la connexion invitée. "Le cinquième écran doit s'adapter aux exigences de l'usager de la ville dans un dialogue souhaité qui récuse toute dimension intrusive", explique-t-il. Les usagers doivent être invités à se connecter (ce qui devrait révolutionner en conséquence l'approche des annonceurs) (9). Pour les équipes de chercheurs, l'idée est de faire du cinquième écran une plate-forme ouverte. Ce méta-écran agrégerait les réseaux, serait interopérable avec tous les réseaux. Supportant la fonction 2.0, il permettrait une co-production collective dans la ville ou les territoires sur lesquels il interagit. Une transformation radicale de l'espace urbain En s'implantant ici et là dans notre environnement urbain, les technologies numériques vont nous amener à appréhender différemment la ville. De toute évidence, nous n'allons plus parcourir et vivre la ville comme avant. Le 5e écran ouvre en effet de nouvelles opportunités aux usagers et aux acteurs sociaux, politiques, culturels et aux opérateurs économiques. Une mutation profonde de l'environnement urbain s'annonce, dont les implications seront multiples en termes de relation et d'interaction entre la ville et ses usagers. Parmi les nombreux changements qu'il va générer, le cinquième écran devrait en particulier : Permettre à la foule d'accéder au 2.0 A l'image de ce qui se passe avec le web 2.0, dans la ville 2.0, les individus sont amenés à se partager des services. Le modèle du web 2.0, tel qu'on le connaît aujourd'hui, va petit à petit être déporté vers la ville 2.0 où l'information s'organise tout autour de l'individu. L'individu devient partie prenante du dispositif média avec un glissement progressif des pratiques du web 2.0 (5). Cependant, il n'est pas question d'une simple transposition du web 2.0. Dans le contexte de la ville 2.0, il ne s'agit pas seulement de collecter les interactions de la ville, de partager des services, il faut prendre en compte une autre dimension : le mouvement. Ce média intègre les individus dans une trame mouvante. La ville 2.0 est dynamique, "les contenus doivent circuler et s'enrichir de façon permanente et il faut construire un système assurant le lien social" (3). Faire de la ville un lieu de partage et de dialogue Le cinquième écran va permettre à l'urbain nomade de dialoguer en lieux et en temps réels et d'être en interaction continue avec les autres nomades (4). Mais ce dialogue ne va pas se limiter aux autres individus, il va s'étendre à tous les objets communicants et intelligents disséminés dans la ville : bornes interactives, téléphones mobiles, puces RFID ou NFC, QR Codes, les ShotCodes et autres codes-barres 2D... Dans le cadre du projet City Wall, le centre ville d'Helsinki s'est ainsi doté d'un immense mur interactif et tactile qui propose aux passants un ensemble d'informations concernant la ville (photos, vidéos, informations sur les manifestations sportives ou culturelles), glanées sur le net via l'intermédiaire de tags. Grâce à sa technologie de navigation, plusieurs utilisateurs peuvent en même temps, par de simples gestes, manipuler les éléments affichés (10). Et ces dialogues, Bruno Marzloff en est persuadé, devraient ouvrir sur de nouveaux commerces urbains, transactions échanges, sociabilités... (11). L'un des objectifs du 5e écran est d'accorder une place essentielle aux notions de partage (3). Ainsi, il pourra par exemple prendre la forme de panneaux d'affichage capables de détecter dans les portables situés à proximité, quelles sont nos préférences humaines et quelles formes de sociabilité en dégager. Dans cet esprit, le projet Trackme consiste en un terminal dédié qui permet de tisser des rencontres en fonction de ses affinités avec des gens à proximité (2). Modifier les pratiques sociales et façonner de nouveaux usages sociaux Cet aspect participatif et interactif du 5e écran va avoir un impact certain sur les pratiques sociales. Pour les chercheurs, les urbanistes ou encore les sociologues, cette transformation est déjà sensible. Ils observent que les technologies numériques ont "un impact fort sur les déplacements urbains, les temps personnels, sur les systèmes commerciaux et les approvisionnements, sur les parcours décalés". Les pratiques sont en train de changer. Par exemple, grâce aux technologies, ce sont les magasins qui vont venir à vous, ou encore il ne sera plus nécessaire d'être en permanence physiquement présent dans son entreprise (il sera possible de travailler par vidéoconférence, de ne se déplacer que pour des réunions, de rester en contact avec ses collaborateurs quel que soit le pays où ils se trouvent...) (8). Promouvoir l'intelligence collective de ses utilisateurs Du fait de l'augmentation de capacité de dialogue qu'il génère, le 5 écran va permettre d'enrichir informations et contenus et promouvoir ainsi l'intelligence collective de ses utilisateurs. Il nous offrira également une représentation enrichie de nos environnements. Fournir une information personnalisée et contextualisée Le 5e écran va devenir le nouveau support de choix pour la distribution des contenus. Outre une information enrichie en permanence, il va aussi proposer de l'information contextualisée, en temps réel et personnalisée : culture, secteur commercial, services publics. En effet, ce n'est plus l'accès à l'information de masse qui compte, "l'important c'est l'adéquation de l'information à l'individu et à son contexte, l'important, c'est le "juste lien" (3). Améliorer la vie quotidienne sur le territoire urbain et les autres espaces publics Le 5e écran va favoriser le développement de nouveaux services urbains ou d'ensemble de services permettant une exploitation intelligente des lieux, des transports ou des réseaux, mais permettant aussi de combiner liberté de mouvement, développement urbain et objectifs environnementaux (notamment appliquer l'approche du "green design" à la ville) (12). Impliquer les usagers dans la production de services De par son aspect participatif, le 5e écran transforme l'usager de la ville en acteur : "Devant de 5e écran, l'audience inverse la sémantique : l'audience n'est plus le public, l'audience est actrice et la ville est sa scène" (3). L'idée, ainsi que l'explique Thierry Marcou, directeur du programme Ville 2.0, est "d'impliquer les usagers dans la production de services urbains pour l'avenir" (2). Il va donc falloir réexaminer le fonctionnement de la fabrique des services urbains. Prendre en main sa vie de citoyen Une autre conséquence à attendre concerne cette fois-ci le citadin en tant que citoyen : dans ce nouveau contexte, les citoyens seront responsabilisés, ils seront en mode "citoyen actif". Le 5e écran va devenir le moyen de leur fournir un espace de communication publique locale, un espace de dialogue entre et avec les citoyens, un espace de service public adapté à des enjeux de proximité, un espace de services commerciaux... (3). Il va être également l'occasion de créer de nouveaux modes de mobilisation sociale et politique sur le territoire. Collecter des données permettant de mieux comprendre le contexte urbain Notre environnement naturel est désormais doté de capteurs intégrés à des réseaux afin d'observer des écosystèmes et de collecter des données permettant aux chercheurs de mieux comprendre le fonctionnement du monde qui nous entoure. Ce phénomène est en train de s'étendre au contexte urbain pour créer ce que l'on appelle "l'urban sensing". Cette approche s'appuie sur l'utilisation des téléphones cellulaires, des systèmes d'information géographiques et des puces RFID, sur le développement du web 2.0 et sur les progrès des capteurs. Cette collecte de données devrait déboucher sur une meilleure connaissance des citoyens et de leur tissu urbain. Elle ouvre notamment de nouveaux horizons en matière de collaboration entre citoyens, scientifiques, artistes, urbanistes et monde de l'entreprise (13). Rendre la ville moins complexe, plus familière, créer une complicité avec la ville La ville est un environnement en perpétuel mouvement, en continuelle transformation. Pour s'y sentir bien, il faut se donner, se créer des repères. En s'appuyant sur les outils et réseaux numériques, le 5e écran devrait y contribuer et rendre ainsi la ville plus familière. Mais pour y parvenir, il faudra impérativement se consacrer à maintenir innovation, personnalisation et "malléabilité" (c'est-à-dire des appropriations différenciées des espaces selon les moments) (4). L'environnement urbain devrait perdre son aspect hostile et se montrer plus ouvert : "ma ville n'est plus muette et anonyme, agressive et angoissante. Ma ville communique au travers de mes semblables" (6). Grâce au 5e écran, on devrait pouvoir "googler" la ville comme on "google" le web, affirme Bruno Marzloff (6). Contribuer à la mise en œuvre de l'informatique ambiante Mais la contrepartie de cette ville plus familière, plus rassurante, qui devient complice, est une technologie invasive et pervasive. Le 5e écran peut aussi se conjuguer avec répression, surveillance et intrusions multiples. Technologies et équipements numériques sont en train de s'immiscer partout dans la ville afin de nous permettre de recevoir de l'information, de dialoguer avec nos semblables ou de communiquer avec des objets intelligents. La ville 2.0 et le 5e écran vont nous faire entrer concrètement l'Internet des objets et l'informatique ambiante dans notre univers quotidien, avec tous les avantages et les inquiétudes que cette évolution peut susciter. La ville 2.0 va manifestement nous entraîner dans une nouvelle ère. Tout un champ de réflexion s'ouvre autour de sa mise en œuvre. Le chantier de la vile 2.0 appelle de nombreuses interrogations, notamment : comment donner concrètement accès à tous à ces infrastructures technologiques sans ajouter à la fracture numérique et en prenant en compte les aspects éthiques et sécuritaires ? Comment faire en sorte que tous les utilisateurs de la ville s'approprient facilement les technologies mises à leur disposition ? Les nouveaux outils de communication et d'interaction devront en effet être faciles d'accès et non discriminants socialement ou en fonction d'un handicap quelconque. La fracture numérique devra être comblée en se préoccupant en particulier de la fracture sociale numérique. Car les différences dans l'accès se doublent d'une familiarisation différenciée dans l'usage d'Internet qui conduit souvent à un accroissement de cette fracture (4). Quant à l'appropriation de ce nouveau territoire urbain, le développement d'interfaces adaptées devrait jouer un rôle prépondérant. 22 septembre 2008 – Tous droits réservés - © documental - AUSSI AU SOMMAIRE DE CE DOSSIER L'interface, un défi pour la ville 2.0
Ville 2.0 : trois exemples d'interaction avec le 5e écran
Ville 2.0 : bibliographie
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