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Les réseaux sociaux rencontrent un succès grandissant auprès du grand public, et franchissent par effet de porosité les portes de l'entreprise (« le persofessionnel »). Les membres de ces réseaux sociaux y participent de différents endroits, comme par exemple de leur bureau... donc durant leur temps de travail. Déjà, quelques conflits naissent entre entreprises et salariés qui « passent du temps sur Facebook » ; les syndicats anglais se sont manifestés à ce sujet pour défendre une position de tolérance, arguant notamment du fait que les réseaux sociaux, en permettant des contacts et des échanges, peuvent apporter de la valeur à l'entreprise. Ce phénomène de réseau social se trouve, de plus, renforcé par l'extension de la mobilité. Chaque membre souhaite pouvoir être en connexion permanente avec son groupe, quel que soit le moment ou le lieu. Ces nouvelles pratiques sont à l'origine du phénomène de microblogging (voir le succès de Twitter, un outil qui permet de bloguer à partir d'un téléphone mobile).
Rappelons que l'appartenance (et la participation) à un réseau social permet d'augmenter son capital social, résultant naturellement d'un effet de masse (nombre de relations en jeu, et de « relations de relations ») mais aussi d'un effet qualitatif (qualité et intensité de la relation). Pour être qualifié de « réseau social », un outil doit en principe respecter trois caractéristiques : permettre au membre de déclarer son profil ; pouvoir afficher ses connaissances ; permettre de déboucher au final sur des relations réelles.
Mais ces réseaux ont-ils leur place au sein des organisations et du monde professionnel ? En fait, les entreprises ont toujours cherché à exploiter le portefeuille relationnel de quelques cadres ou de quelques commerciaux. Y a-t-il aujourd'hui une opportunité pour étendre ce réseau, le défricher, mieux l'exploiter ? Que ce soit avec ses clients, ses partenaires, ses anciens ou futurs collaborateurs... les pistes sont nombreuses. Mais aussi et surtout, peut-on envisager d'exploiter les réseaux sociaux dans lesquels s'inscrivent, à titre personnel, les collaborateurs ? Comment orchestrer cela au sein des organisations, quand on sait que le succès de ces réseaux est pour beaucoup fondé sur l'autorégulation ? Gérer du « non organisé », au sein d'un monde organisé n'est pas si simple à faire. Les impacts de cette « autogestion » peuvent être nombreux : une remise en cause des liens hiérarchiques, une certaine forme d'improductivité (le «réseautage»), les risques de fuites, de défaut de confidentialité, d'atteinte à la propriété de l'information...
Au-delà, c'est peut-être tout l'apport du collaborateur qui devra être revisité : faut-il le voir comme une force de production uniquement ? Ou bien faut-il le considérer comme une source de valeur liée aux échanges, à la collaboration et aux contributions qu'il peut susciter ?
Quelques documents sur le sujet :
Vaut mieux prévenir que subir http://www.novantura.com
Les réseaux sociaux dans la mire des organisations Direction Informatique, sept. 2007, p.1, réf. Documental 27.008 Tisser sa propre toile sur la toile Enjeux les Echos, octobre 2007, p.70 Xing et LinkedIn dominent le réseautage social pro http://www.neteco.com/69673-xing-linkedin.html
Comprendre le graphe social http://www.internetactu.net/?p=7308
La papier électronique s'enflamme Fabrice Frossard, Renaud Bonnet. - Décision Informatique, 21.05.07, p.8 Les réseaux sociaux s'immiscent dans l'entreprise http://www.atelier.fr/article.php?artid=35121
Les réseaux sociaux en ébullition http://www.itrmanager.com/articles/69221/reseaux-sociaux-ebullition.html
Facebook et autres réseaux sociaux : un casse-tête pour les entreprises http://www.neteco.com
Interdire les réseaux sociaux en entreprise est une mauvaise idée http://www.lemondeinformatique.fr
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