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Réseau social au bureau : est-ce bien RAISONNABLE?
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L'idée, le fait :
Le Monde Informatique du 3 septembre 2007 relate l'étude d'une fédération de cinquante-neuf syndicats britanniques (le TUC) sur l'usage au bureau de sites de réseaux sociaux non professionnels de type Myspace, Bebo, Facebook... Les entreprises britanniques semblent assez nombreuses à voir une perte de productivité sèche dans ces connexions non professionnelles sur le lieu de travail et elles comptent bien les empêcher par le recours à des logiciels de bridage d'accès à Internet. D'après l'étude du TUC, 43 % des entreprises utiliseraient déjà un tel blocage pour Facebook par exemple. Pour le syndicat, ce n'est pas la bonne manière de régler le problème. S'il reconnaît qu'il est inadmissible qu'un salarié perde des heures sur ce genre de site, il recommande en revanche une tolérance pour un usage modéré, considérant que l'entreprise peut même à terme y trouver son compte. En effet, appartenir à un ou plusieurs réseaux sociaux de ce type devient une norme sociale, explique le syndicat.
Le commentaire :
Le conseil délivré par le TUC est empreint d'un certain bon sens. Peut-on en effet raisonnablement proscrire un comportement devenu norme sociale ? Imaginerait-on interdire l'usage du téléphone mobile personnel dans les entreprises ? Chez certains, pourtant, il cause une perte de productivité indéniable. Pour d'autres, en revanche, il permet d'élargir le temps de travail. C'est toute l'ambivalence des technologies de l'information qui se résume ici. Ces technologies font gagner un temps incroyable mais elles en font perdre au moins autant. Cette balance n'est évidemment pas équilibrée chez tout le monde, à chaque moment et en toute circonstance. Derrière ce phénomène c'est la porosité entre vie privée et vie professionnelle qui est mise en question. Ce problème pour l'entreprise est un vrai casse-tête managérial. A titre personnel nous devons tous le régler. Cela commence par la prise de conscience de là où nous en sommes, diagnostic qui n'est pas à la portée de tout le monde. L'entreprise n'aurait-elle pas intérêt à fournir à ses collaborateurs des formations et des bilans individualisés en la matière ? A moins bien sûr que ce problème soit parfaitement pris en compte dans les nombreux stages de « gestion du temps » figurant dans tout catalogue de formation qui se respecte...
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