L'idée, le fait :
L'usage du courriel s'est, avec le temps, substitué à toute conversation en face à face, les salariés se parlent désormais très peu. Inquiète de ce constat, Intel – enterprise de high tech mondialement connue – lance une operation intitulée “no mail Friday” : ainsi chaque vendredi, les collaborateurs sont invités à privilégier la communication en face à face ou par téléphone plutôt que via la messagerie électronique... 01 Informatique du 19 octobre 2007, qui rapporte l'initiative prise par Intel, précise qu'elle a été rapidement imitée par d'autres entreprises dont US Telecom et Deloitte... Les Echos du 16 novembre 2007 choisissent pour leur part de nous faire connaître une autre initiative du vendredi, les "Facebook Fridays" : ainsi chaque vendredi, les salariés sont autorisés à accéder sur leur lieu de travail et, en toute impunité, au fameux site de réseautage social à la mode... pendant une heure. Une façon de cadrer les excès en matière de fréquence d'utilisation au bureau de ce réseau social. Après les "casual Fridays" qui consistaient à venir au travail le vendredi vêtu de façon détendue, voilà "une énième façon de réinventer les vendredis", commente le journal.
Le commentaire :
Que de subtilités et d'astuces pour ne pas travailler le vendredi ! C'est bien la preuve par l'exemple que l'Amérique nous envie nos "35 heures" et cherche, en conjuguant les vendredis de diverses manières, à s'offrir un substitut à nos RTT ! Mais les Américains, plus pragmatiques que nous, ne s'encombrent pas d'une gestion complexe : leurs RTT, c'est seulement le vendredi, pour tout le monde et surtout... sur le lieu de travail ! On réquisitionne donc une plage horaire, la même pour tout le monde, sur le temps de travail, pour sensibiliser l'ensemble des salariés aux bons usages des technologies et aux bons comportements à déveloper pour contenir les effets pervers que ces technologies peuvent entraîner (tout le monde est payé pour le constater). Cette solution n'est-elle pas, au final, un moindre mal ? D'autant que ces modes successives du “vendredi quelque chose” semblent à l'évidence peu pérennes, donc finalement peu coûteuses.
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