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Web 2.0 : les investisseurs méritent UNE BULLE
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L'idée, le fait :
Les Echos du 11et 12 mai 2007 relatent l'ambiance plutôt morose de la conférence Innovate Europe qui se tenait à Saragosse. Le spectre d'une nouvelle bulle financière se formant autour du Web y était très présent. Différence avec la bulle Internet ? « Cette fois la bulle 2.0 est dans l'industrie du capital-risque, pas sur les marché de capitaux ». Dit autrement, tous les investisseurs se sont chargés en startups Web 2.0 mais quasiment aucune n'a été cédée (en Bourse ou à un industriel).
Le commentaire :
On se souvient de la bulle Internet dont l'explosion en vol avait spolié un certain nombre de petits porteurs un peu crédules. Le secteur du capital-risque avait été en partie épargné, car si tous les business angels ont essuyé de lourdes pertes, ils avaient pour la plupart encaissé auparavant de très considérables plus-values. La situation du Web 2.0 est très différente puisque les petits porteurs n'ont pas (encore ?) investi dans ces startups. Quant aux industriels, à de très rares exceptions près (YouTube par exemple), ils sont pour l'instant également restés à l'écart. Les capitaux-risqueurs, dont le métier est de spéculer sur des martingales statistiques (une entreprise qui gagne paie dix fois les pertes des neuf autres qui succombent), montrent une fois encore leur incapacité à gérer des entreprises. S'il s'agissait, avec le Web 1.0, de celles dans lesquelles ils avaient investi, c'est cette fois leur business qu'ils mettent en danger en se retrouvant dans la position très inconfortable du commerçant qui a acheté, plutôt cher, un stock invendable. Bref de quoi rappeler un dicton en vigueur chez documental : s'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, il ne s'agit pas non plus de tuer un ours dont on n'a pas vendu la peau...
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