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  On recherche opérateurs virtuels
POUR CONCURRENCE REELLE
L'idée, le fait :

Chiffres de l'ARCEP en main, Les Echos du 10 mai 2007 tirent un premier bilan plutôt positif de l'arrivée en France des opérateurs "virtuels" de téléphonie mobile. Ces nouveaux acteurs ne disposent pas d'infrastructure propre et revendent aux particuliers des capacités achetées en gros à d'autres opérateurs. Ces opérateurs comme Tele2, VirginMobile, NRJ... comptent chacun plusieurs centaines de milliers d'abonnés. Résultat ? Le premier trimestre 2007 aura vu pour la première fois le nombre de clients des trois opérateurs (Orange, SFR et Bouygues Telecom) reculer de 17 200 clients en métropole. L'ensemble des opérateurs virtuels dits "MVNO" représente déjà 1,7 million d'abonnés contre cinquante millions pour les trois acteurs « historiques ». La croissance paraît assurée mais son rythme pourrait bien rester lent car seuls 23,5 % des abonnés en téléphonie mobile sont libres de changer, les autres étant coincés dans des engagements de durée...

Le commentaire :

Les géants de la téléphonie ont dû se procurer une licence pour exercer et investir des sommes considérables pour leur développement, deux conditions peu propices à l'arrivée d'opérateurs alternatifs. C'est la raison pour laquelle un régulateur a été mis en place avec pour mission d'encourager la concurrence à défaut de quoi, tout le monde l'a bien vu, les principaux opérateurs pouvaient être tentés de « s'entendre » (sic).
Il existe sûrement d'autres professions où la libre concurrence pourrait avantageusement être exacerbée. Des professions encadrées où les coûts de conformité à des réglementations toujours plus lourdes, contraignantes voire tatillonnes empêchent de fait l'émergence d'acteurs alternatifs.
Dans la banque par exemple, les réglementations sont élaborées dans le souci soi-disant de protéger le client (contre la faillite d'une banque notamment). Mais elles pèsent également sur l'intérêt dudit client qui voit les frais augmenter proportionnellement à l'alourdissement de la dépense informatique et ce de manière incroyablement homogène d'une banque à une autre. Autre caractéristique inquiétante, mais révélatrice ? La hausse vertigineuse et continue de la rentabilité de TOUTES les banques.
A quand des opérateurs virtuels de banque, d'assurance... qui revendraient à des particuliers des capacités de traitements sécurisés achetées sur le marché de gros. Quand on sait certains banquiers obsédés par le "modèle industriel" : ils auraient là l'occasion de se comporter en véritables entrepreneurs... mais probablement avec des risques accrus et des rentabilités en baisse.
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