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Dossier éducation (4/4) Education à rebours : des parents décidément trop “MURE”
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L'idée, le fait :
Une brève de la revue Communications of the ACM de février 2007 s'intéresse, en reprenant un article du Wall Street Journal, à un phénomène passionnant d'inversion des repères. On le sait, de plus en plus d'adultes actifs sont devenus dépendants de leur Blackberry.La nouveauté vient de ce que les enfants de ces adultes sur-actifs en ont marre de ne se voir prêter aucune attention et font des scènes de jalousies, commençant même à fixer des règles à ne pas dépasser à la maison. Dès lors, les occasions de contourner les règles s'élaborent : les adultes vont dans la salle de bain ou dans les toilettes pour consulter compulsivement leurs e-mails en cachette, etc.Une chose est sûre : l'intrusion des gadgets de communication comme le Blackberry dans la vie de famille occupe une place croissante au centre des discussions dans le cadre des thérapies comportementales. C'est ce que confirment en cœur tous les professionnels de santé mentale.
Le commentaire :
La dépendance au Blackberry est telle, qu'il a été renommé par certains "crackberry" pour démontrer sa capacité à développer l'addiction. Quand on pense aux générations de parents qui se désespéraient de voir leur progéniture se jeter à corps perdu dans des comportements compulsifs incompréhensibles (pour eux), les rendant à moitié autistes, c'est maintenant au tour des enfants (que l'on traite trop tôt en adulte, tous les psychiatres le disent) de se désespérer devant le spectacle offert par leur parents. En l'occurrence cette génération de parents aura réussi l'exploit de désespérer à la fois ses parents et ses enfants ; une génération sacrifiée en quelque sorte. Une génération abrutie de rock 'n roll et de black...black...black...Blackberry !Plus sérieusement, comment les petits garçons vont-ils liquider leur complexe d'Oedipe ? En écrabouillant le Blackberry de leur mère ? Une chose est certaine : la technologie mal maîtrisée va faire exploser un marché déjà bien portant : celui des cabinets de psychothérapie.
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