L'idée, le fait :
Un billet de 01net.com, dans une brève du 24 avril 2007, mêle actualité électorale et application Google Earth. Après le chargement de la dernière version du logiciel, une représentation « politique » de la France apparaît graphiquement, avec des cylindres bleus ou rouges selon le vote majoritaire de la collectivité considérée (département, ville). Le journaliste Philippe Crouzillacq remarque ainsi que Google « poursuit sa politique d'illustration de l'actualité » et rappelle l'initiative du géant du Net qui, en association avec le United States Holocaust Memorial Museum, montre les ruines de 100 000 bâtiments au Darfour après les exactions des milices arabes à la solde de Khartoum. Sujet également abordé par Astrid Girardeau sur écrans, un site du quotidien Libération.
Le commentaire :
Avec cette initiative, Google défriche l'une des vraies dimensions du web, le multimédia. Donner à une information connue de tous (les résultats des élections françaises ou les massacres du Darfour) un supplément de sens par une représentation graphique significative (et pas seulement ludique) vaut œuvre d'information. Mais là comme ailleurs, il va falloir apprivoiser le phénomène :- Quid des sujets que Google ne mettra pas en scène de la sorte ? Iront-ils tout droit dans les poubelles de l'Histoire ?- Quelle distance prendre par rapport à des photos et des représentations graphiques dont on n'a pas spécialement appris à l'école les règles d'élaboration, contrairement à l'écrit ?- Quelle déontologie mettre en place ? On imagine d'ici les initiatives les plus farfelues et du plus mauvais goût : " visitez vus du ciel les camps de captivité d'Ingrid Betancourt dans la jungle colombienne, faites le circuit des attentats suicides en Irak ". Dans tous les cas, Google prend ici un espace qu'aucun média traditionnel (journal, radio, TV...) ne peut et ne pourra lui contester.
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