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Témoin payé, t'es moins CREDIBLE !
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L'idée, le fait :
Le Washington Post du 12 décembre 2006 explicite l'obligation que la Federal Trade Commission (équivalent US de la DGCCRF) impose désormais aux entreprises qui utilisent le témoignage rémunéré comme moyen de promotion de leurs produits. Il s'agit de rendre public la nature exacte de leur relation (témoignage contre argent). Origine de la polémique : une opération de promotion de Sony Ericsson qui a embauché des acteurs professionnels pour jouer le rôle de touristes demandant aux passants de les prendre en photo, afin de démontrer les possibilités offertes par le téléphone mobile de la marque. Mais sans que pour autant apparaisse le lien entre ces acteurs rémunérés et la marque de mobiles. Autre cas, celui Procter et Gamble qui a embauché 250 000 adolescents pour promouvoir divers produits de la marque auprès de leurs proches. Cette exigence de la FTC de rendre publique une éventuelle rémunération pour service rendu tombe alors qu'un sondage de 2005 indique que 30 à 40 % des personnes interrogées (de 20 à 49 ans) se défieraient de recommandations d'un ami dont ils sauraient qu'il a été payé pour ça.
Le commentaire :
Même aux USA, on ne peut pas faire n'importe quoi en matière de promotion commerciale ! Cette histoire nous confirme que les Américains, qui croient par-dessus tout à la régulation par le marché, sont ouverts à bien des pratiques commerciales SAUF lorsque la transparence n'est pas au rendez-vous. Le bouche à oreille est très efficace car on croit qu'il n'y a justement pas d'intérêt personnel en jeu. S'il y en a un et surtout s'il est caché, il y a vice du consentement et ce devant toutes les juridictions du monde. Le Web 2.0 est en train de faire ses premières armes. Les recommandations sociales (témoignages d'internautes, avis de consommateurs et autre conseils participatifs et communautaires...) sont tellement puissantes qu'il est normal que les contributeurs puissent être rémunérés (tendance actuelle) : mais si cette rémunération est publique, la recommandation devient inefficace. Quel modèle nous sortira du dilemme ? Ce n'est plus le Web 2.0 mais le web à deux zéros.
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