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La marque, MODELE SOCIAL équivoque ?
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L'idée, le fait :
La Tribune du 4 décembre 2007 pose une question mise en scène à la manière « pour ou contre » à deux grandes spécialistes de la publicité : « Internet impose-t-il une révolution aux marques ? ». Tenante du oui, Nathalie Rastoin, DG de l'agence Ogilvy France [également « coach » de Ségolène Royal, NDLR] plaide pour la toute puissance de la participation des internautes et l'expertise des consommateurs et des citoyens, les fameux « citoyens experts ». D'ailleurs pour elle l'argument est simple : « Les marques ne peuvent plus contrôler tout ce qui se dit sur elles ». Tenante du non, Catherine Becker, DG de la société d'études Sorgem, plaide pour une compréhension de l'époque et pour une bonne appréciation de l'air du temps par les marques mais surtout pas pour une écoute des clients. L'argument ? « Les marques n'écoutent que ce qu'elles ont préalablement semé » et c'est très bien ainsi car sinon elles ne feraient plus rêver leur clients, elles ne seraient pas en avance sur eux, elles ne feraient que les suivre, perdant ipso facto leur pouvoir de séduction. Bref, les marques doivent résister au culte de l'écoute !
Le commentaire :
Entre populisme et cynisme, les marques semblent devoir faire face à un choix cornélien. Il ne doit pas être facile d'être directeur marketing ou directeur de la marque. Pour les DSI, le choix est certainement plus simple et moins manichéen. Alors, entre un baril de Web 2.0 (l'utilisateur est le système) et deux barils de CRM (le client est le patron), vous choisissez quoi ?
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