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Free redéfinit LE STATUT DE LA LIBERTE logicielle
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L'idée, le fait :
Les Echos du 25 octobre 2006 nous relatent un comportement pour le moins surprenant du fournisseur d'accès Free. Celui-ci utilise en fait un logiciel libre dans sa Freebox, le modifie pour ses propres besoins et se refuse à redistribuer le code de ce programme modifié par ses soins. La Free Software Foundation estime donc que Free ne respecte pas la licence GPL qui régit ce code libre (Linux en l'occurrence). Selon cette licence, on peut modifier un code libre mais à condition de laisser le résultat libre à son tour (principe de la licence contaminante). L'argument avancé par Free est le suivant : la Freebox reste propriété de Free (elle n'est pas vendue). Elle serait donc, telle une ambassade, une partie du territoire de l'entreprise, dans le domicile de ses clients.
Le commentaire :
On peut comprendre l'agacement de la FSF devant une telle argumentation, à la limite de la mauvaise foi. On peut surtout s'interroger sur l'avenir du logiciel libre si chacun l'exploite sans « remettre au pot ». Ce différend devient évidemment plus savoureux quand la société visée s'appelle Free et qu'elle a bâti son positionnement sur une certaine liberté... d'échanger et de téléphoner. Mais on le sait bien, la liberté des autres s'arrête là où commence la sienne (sic).
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