|
|
 |
|
|
 |
Backsourcing pain
|
|
L'annonce, en décembre 2002, de l'externalisation de l'informatique de JP Morgan auprès d'IBM avait fait grand bruit : il s'agissait du plus gros contrat d'infogérance globale signé jusqu'alors (5 milliards de dollars sur 7 ans). La banque avait annoncé haut et fort que cet accord lui permettrait de réduire ses coûts, de se renforcer en matière d'innovation et qu'il créerait de la valeur pour ses clients, ses investisseurs et ses salariés. Un peu moins d'un an après la signature du contrat, le DSI de JP Morgan déclarait qu'il regrettait de n'avoir pas signé plus tôt avec IBM. Mais, deux mois et demi après sa fusion avec Bank One, en 2004, JP Morgan dénonçait son contrat avec IBM et décidait de réinternaliser son informatique. Les conséquences de cette décision ont été multiples, parmi les plus importantes : - de nombreux collaborateurs ont perdu leur confiance dans le management et le taux de turnover du personnel s'est accru ; - préparer l'entreprise à l'externalisation, puis ensuite à la réinternalisation de son informatique a, durant des mois, complètement absorbé le temps et l'énergie du management si bien qu'un grand nombre de projets informatiques ont été ralentis et que certaines tâches quotidiennes n'ont pas été assurées ; - le coût de la réorganisation a été énorme (le rapatriement d'une informatique coûte deux fois plus cher que son externalisation, sans compter le coût du divorce avec le prestataire) ; - transférer la totalité du personnel informatique a entraîné une stagnation sur le plan technologique. Le cas de la JP Morgan devrait donner à réfléchir aux DSI tentés par les méga-contrats d'infogérance.
CIO - 01.09.05
Pour accéder à l'article intégral : http://www.cio.com/archive/090105/whiplash.html?action=print
Ref. documental : 25283 - l'article original peut être consulté chez documental
|
|
|
|
|