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  Quand l'arnaque de la surtaxe
DEVIENT ASTRONOMIQUE
L'idée, le fait :

L'Atelier Groupe BNP Paribas du 8 décembre 2004 raconte une alerte du Centre de Surveillance du Commerce Electronique, rattaché à la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), invitant les consommateurs français à la plus grande vigilance. Celle-ci a en effet détecté une escroquerie qui a cours depuis quelques jours sur la messagerie électronique :
« La manœuvre est habile. La période est propice. Bref, l'arnaque a été particulièrement bien pensée par ses auteurs.
Un message invite les internautes à contacter, par téléphone, une entreprise auprès de laquelle ils auraient effectué des achats. Le message, toujours le même, est le suivant : "Cher client, votre carte bancaire a été débitée avec succès pour la commande suivante. Référence : 22 74 92 ; Numéro de client : 20 21 81 ; Articles : 69,96 euros ; Frais d'expédition : 23,47 euros / Total : 93,43 euros".
Le message se termine ainsi : " Pour toute question concernant cette commande, veuillez appeler le 00 88 213 883 454". C'est dans cette dernière phrase que se trouve la clef de l'arnaque. L'internaute qui reçoit cet e-mail, et n'a bien entendu jamais lancé cette commande, se rue sur son téléphone pour composer le numéro de téléphone indiqué au bas du courrier.
Grosse erreur : le numéro indiqué est celui d'un réseau international avec indicatif partagé, c'est-à-dire un numéro satellitaire, fortement surtaxé. Concrètement, la communication coûtera à notre internaute berné la modique somme de 4 euros... la seconde !! »


Le commentaire :

Quatre euros... La seconde ! Même les petits malins de l'arnaque au bon vieux Minitel, qui utilisaient déjà ce principe de numéro fortement surtaxé, n'avaient pas osé imaginer dans leurs rêves les plus fous que l'opérateur historique, ou plus exactement sa tutelle, autoriserait un jour un tel niveau de surtaxation.
Quel service payant honnête pourrait-il être facturé 240 euros la minute ? Ne s'agit-il pas d'un type de numéros que les opérateurs nationaux devraient avoir la possibilité de rendre inaccessibles aux clients français ?
Voilà donc une recommandation, voire une injonction, que l'ART aurait peut-être tout intérêt à prendre, pour son plus grand bénéfice : démontrer concrètement l'utilité de la régulation des télécommunications.
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un regard décalé
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